{"id":8226,"date":"2015-02-14T21:39:26","date_gmt":"2015-02-14T17:39:26","guid":{"rendered":"http:\/\/bodhi.name\/?page_id=8226"},"modified":"2015-02-14T21:39:26","modified_gmt":"2015-02-14T17:39:26","slug":"chapitre-19","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/bodhi.name\/fr\/maya-livre-1\/chapitre-19\/","title":{"rendered":"Chapitre 19"},"content":{"rendered":"<p>\u2026 J\u2019ai lu le journal d\u2019Oleg en bas, allong\u00e9e au bord d\u2019un petit ruisseau tranquille, qui coulait en sortant d\u2019en dessous de la langue surplombante du glacier de l\u2019Elbrous. Presque toutes les pages \u00e9taient g\u00e2ch\u00e9es par l\u2019eau \u2013 en traversant \u00e0 pied un petite rivi\u00e8re montagnarde je n\u2019avais pas bien calcul\u00e9 mes forces, le courant m\u2019avait donc fait tomber en entra\u00eenant avec lui, heureusement, Andre\u00ef m\u2019a accroch\u00e9e, maintenant on allait se poser par l\u00e0 pour une journ\u00e9e, le temps que tout s\u00e9cherait. C\u2019est \u00e9tonnant \u2013 quelle puissance poss\u00e8de une petite rivi\u00e8re de montagne qui a l\u2019air si faible! \u00a0Cependant, je pouvais discerner quelque chose dans le journal.<\/p>\n<p><i>\u00ab\u00e7a pue, chaque seconde, dans chaque pens\u00e9e, tellement tout est pourri, cet enfant radote \u00abattends un peu, c\u2019est raisonnable portant \u2013 de rester encore un mois au Mexique, au chaud et dans l\u2019abondance, et apr\u00e8s on peut rentrer\u00bb. quel connard! \u00a0ce petit mois est comme la derni\u00e8re brique dans la prison qu\u2019il m\u2019a construite. il a bouch\u00e9 chaque petite fissure, mis du pl\u00e2tre, plant\u00e9 des fleurs en dessus, b\u00e2tard, tout est si beau et lisse, que non seulement moi mais les autres aussi s\u2019y plantent \u2013 chacun qui a touch\u00e9 cette merde, a dit t\u00f4t ou tard que qu\u2019il y avait quelque chose de pas bien par l\u00e0, ce n\u2019est pas des fleurs qui y poussent, ni des travaux laborieux qui s\u2019y d\u00e9roulent. il y a quelque chose dans la cave \u2013quelque chose qui pue et pourrit. Pourtant ses grosses mains rampent de la cave, les pens\u00e9es sortent, et il dit \u00abmais \u00e7a vas pas, tout est tr\u00e8s bien! \u00a0vous vous trompez. et toi, mon ma\u00eetre, tu te trompes, personne n\u2019a rien vu\u00bb. et ensuite, avec ses grosses mains il me force de boucher ces petits troues, desquels il puait, avec une autre couche de pl\u00e2tre, de planter de nouveaux semis en dessus. <\/i><\/p>\n<p><i>et lui, enfoir\u00e9, est compos\u00e9 que des peurs. prendre des d\u00e9cisions? \u00a0aaaaaaaaaah, non. accomplir des actes? nooon! . tout va tr\u00e8s bien! \u00a0regarde toi-m\u00eame \u2013 les fleurs poussent. <\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>putain, je ne peux plus\u00a0continuer comme \u00e7a! il sort par tous les troues, ce petit enfant pitoyable puant vindicatif et agressif, chaque pens\u00e9e et acte en sont remplis.<\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>tout ce que je faisais ici n\u2019\u00e9tait que la construction de la prison, d\u2019un doux s\u00e9pulcre, l\u2019enterrement d\u2019un vivant. encore un petit caillou,encore une petite brique, encore une couche de pl\u00e2tre, et le travail est presque fini. mais moi, je suis \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur! \u00a0pour moi \u00e7a pue! \u00a0au diable ces fleurs \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur! \u00a0je suis dans la merde. il se jette sur le canap\u00e9 et se met \u00e0 chialer, ensuite il a envie de dormir. un autre jour vient \u2013 et tout comme c\u2019\u00e9tait avant, la prison sous le soleil. tout baigne. satan.<\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>il s\u2019accroche aux gens autour. il dit\u00bbregarde les gens \u2013 ils restent dans leurs demeures et travaillent! \u00a0il me faut alors \u00e7a aussi. tu travailles, et moi, je vais finir le chantier ici\u2026\u00bb. il contr\u00f4le tout \u2013 tout ce qui \u00e9tait de bien, de sinc\u00e8re, il domine tout. Il suffit d\u2019avoir un \u00e9lan de faire quelque chose \u2013 tout de suite ce b\u00e2tard me jette la pens\u00e9e \u00abil n\u2019y a pas de meilleures conditions pour la pratique, reste sur place et ne bouge pas, l\u2019impuissant. comme tout le monde, et la pratique aussi \u2013c\u2019est g\u00e9nial! \u00a0et si tu pars, pourquoi faire? \u00a0qu\u2019est-ce qui va arriver? \u00a0moi, je suis avec toi. cette merde est partout avec toi\u00bb. meeeeerde. quel maudit <\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>j\u2019ai peur, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il a peur, laisser tout tomber, commencer \u00e0 faire quelque chose. aucune lecture, ni papotage sur la pratique ne changeront rien \u2013 il dominera tout, b\u00e2tard, fera le passer pour des r\u00e9sultats, mettra une plaque d\u2019honneur sur la prison. je vais lui fermer sa gueule par mes actes. le temps que ce n\u2019est pas fait, il n\u2019y aura pas d\u2019assurance que au moins quelque chose a chang\u00e9\u2026\u00e7a pue, pourriture, un tonneau rempli de merde, coule partout, \u00e0 travers des fissures, je vais le tuer, ce b\u00e2tard\u00bb. <\/i><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Mon Dieu, c\u2019est quoi! ? C\u2019est de \u00e7a que venait ce malheur dans ses yeux, mais pourquoi il n\u2019a rien racont\u00e9? \u00a0Qu\u2019est-ce qu\u2019on peut y lire encore? \u00a0En feuilletant les pages les unes apr\u00e8s les autres, je m\u2019assurais qu\u2019il n\u2019\u00e9tait presque pas possible d\u2019en lire plus. Juste un morceau \u00e0 la fin:<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><i>\u00abje me r\u00e9veille le matin \u00e0 7 h, le monde est hostile autour, je suis r\u00e9veill\u00e9 encore.\u00a0a quel point je ne voulais pas aller dormir hier soir. J\u2019avais peur, il faisait noir. Des r\u00eaves. toujours des cauchemars. et voil\u00e0 le matin .merde. je suis au chaud et dans le confort sous le drap. encore une journ\u00e9e, il faut faire quelque chose. ma m\u00e8re, elle est \u00e0 la cuisine en train de se faire s\u00e9cher les cheveux avec un s\u00e8che-cheveux. je vais sortir du lit, avec un \u0153il mi-ouvert, en cale\u00e7on et t-shirt je cours \u00e0 travers l\u2019appart maudit jusqu\u2019aux toilettes, je pisse vite et vais \u00e0 la cuisine, il y a un petit coussin par l\u00e0 sur un tabouret, pour ne pas avoir froid en s\u2019asseyant avec un derri\u00e8re \u00e0 moiti\u00e9 nu. je suis tendu, il y a d\u00e9j\u00e0 le th\u00e9 sur la table, et les cr\u00eapes. Je suis assis, le s\u00e8che-cheveux fait du bruit \u00e0 c\u00f4t\u00e9, il souffle avec de l\u2019air chaud. merde, je veux pas me r\u00e9veiller, maman a fini son th\u00e9 et partie pour se pr\u00e9parer d\u2019aller au travail. Je retourne au lit \u2013 la seule solution. Je m\u2019y vautre, le lit est encore un peu chaud, je me couvre jusqu\u2019\u00e0 la t\u00eate avec le drap, je me fous sous l\u2019oreiller. Je vais y rester juste une demi-heure, je me sentirai mieux, je me suis rendormi. putain, huit heures moins vingt, se lever, aller \u00e0 l\u2019\u00e9cole, \u00e0 cette \u00e9cole maudite avec des enfants, qui me regardent, m\u2019\u00e9valuent, me donnent des sobriquets, rigolent. putain, ils se marrent, mais pourquoi moi, je ne me marre pas? \u00a0je veux aussi, courageusement, ind\u00e9pendamment, comme eux. O\u00f9 est cet uniforme d\u2019\u00e9cole de merde. la veste \u2013 dans sa poche droite il y a des miettes foutues de pain noir sec,que j\u2019a cach\u00e9 il y a une semaine pendant le d\u00e9jeuner, en r\u00eavant de le grignoter en solitude et tristesse quelque part \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du plan d\u2019eau, sous un arbre, et finalement, j\u2019aurai plaisir. Je n\u2019ai pas le droit de vider les miettes sur le tapis, je vais les jeter dehors. a\u00ef, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 moins cinq, je dois courir, ce cartable de merde, il y a un manuel de math dedans, je n\u2019ai pas fait les devoirs, on va s\u00fbrement m\u2019appeler pour aller au tableau. je cours \u00e0 l\u2019\u00e9cole, je regarde des enfants autour, ils rigolent, bavardent, et moi, j\u2019ai peur. voil\u00e0 ces portes dont le craquement m\u2019est tellement connu, l\u2019odeur du hall, une minute avant la sonnerie. Je cours dans la classe, en cachant les yeux pour ne pas voir des regards d\u00e9daigneux familiers. andre\u00ef, putain, il est encore en retard, j\u2019entends les autres parler de lui, rigoler. il est l\u00e0 derri\u00e8re la fen\u00eatre, comme d\u2019hab dix minutes plus tard, il est press\u00e9 avec son porte-documents, si s\u00e9rieux, concentr\u00e9, tout pr\u00eat \u00e0 r\u00e9pondre aux moqueries d\u00e8s l\u2019entr\u00e9e. et alors, m\u00eame s\u2019il est mon ami, je n\u2019ai aucune intention de le prot\u00e9ger, c\u2019est son probl\u00e8me, le b\u00e2tard. La prof, pourvu qu\u2019elle ne m\u2019appelle pas, pourvu que je ne me l\u00e8ve pas devant tout le monde pour aller r\u00e9pondre au tableau. <\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>\u00a0<\/i><\/p>\n<p><i>le village, j\u2019ai six ans, ils m\u2019ont encore amen\u00e9 \u00e0 la campagne, dans la voiture, o\u00f9 \u00e7a sent l\u2019essence et j\u2019ai mal au c\u0153ur. c\u2019est ennuyeux ici, il n\u2019y a qu\u2019une route poussi\u00e9reuse, des enfants que je ne connais pas et la vieille avec sa bouffe d\u00e9go\u00fbtante insipide, qui rab\u00e2che sans cesse que je suis maigre, que je dois manger. charik, il y a charik dans la cour, un chien gentil, super, aux oreilles pendantes, au poil long clair et avec la queue en tire-bouchon. Il est toujours content de me voir, je veux le caresser. des allumettes \u2013 c\u2019est int\u00e9ressant, elles s\u2019allument, g\u00e9nial, et la grand-m\u00e8re n\u2019arr\u00eate pas de flipper et me gronder que je vais br\u00fbler sa maison. dans la maison en face on a amen\u00e9 un gar\u00e7on, d\u2019un an ou deux moins que moi. les parents me regardent bizarrement, en insinuant que j\u2019aille faire connaissance avec lui, jouer. Amenez-moi l\u00e0 bas, j\u2019ai peur d\u2019aller tout seul dans la maison des gens que je ne connais pas. le gar\u00e7on, un petit gar\u00e7on pitoyable. on a galop\u00e9 dans la cour, creus\u00e9 avec des b\u00e2tonnets le sable sur la route. charik, jouer avec lui ou pas. il est joyeux, il court dans la cour, en remuant sa queue. il a creus\u00e9 un trou dans la terre en dessous des portails pour acc\u00e9der dans la cour, lui et des poules y passent pour aller sur la route. la vieille essaye tout le temps de boucher ce trou avec une planche, mais charik recreuse ensuite. les portails ont beaucoup de planches, on peut y grimper pour regarder le village et la route d\u2019en haut. De l\u00e0 on voit aussi le jardin de la grand-m\u00e8re, il y a une viorne et le tonneau horrible mis dans la terre, vers lequel un tuyau est pos\u00e9 sur la route \u00e0 partir du puis, et dans lequel on verse l\u2019eau pour l\u2019arrosage. et au bout du jardin il y a une cave, sous la terre, avec une porte trou\u00e9e, \u00e0 travers les trous la noirceur se fait entrevoir et \u00e7a sent l\u2019humidit\u00e9 froide, des patates et des cornichons. pour rien au monde je n\u2019entrerai dans cette cave. il est allong\u00e9, le b\u00e2tard, sur le sentier m\u00eame qui m\u00e8ne dans les champs derri\u00e8re la maison, sur la route de al for\u00eat. j\u2019ai peur d\u2019y aller. les portails, moi et le gar\u00e7on on y est grimp\u00e9s, le soleil, la connerie, il faut foutre quelque chose, impressionner le gar\u00e7on de fa\u00e7on quelconque. en bas, dans le trou, charik s\u2019est faufil\u00e9 dans le trou en sortant \u00e0 moiti\u00e9 sur la rue et observe la route de mani\u00e8re lasse. Et si je balan\u00e7ais quelque chose sur lui, pour surprendre le cabot. je suis descendu des portails, je prends une brique, je grimpe et, avec un sourire malicieux, je jette la brique sur la t\u00eate \u00e0 charik. merde, que-ce que j\u2019ai fait, mon petit charik hurle, saute, court en g\u00e9missant. Merde, quelle merde je suis. et ce gar\u00e7on r\u00e9pugnant a vu tout \u00e7a. c\u2019est lui, le b\u00e2tard, qui a foutu tout \u00e7a, je mentirai \u00e0 mes parents, la grand-m\u00e8re et mon p\u00e8re ont sortis ayant entendu les bruits, je pleure en montrant le gar\u00e7on du doigt, quel b\u00e2tard il est, ce gar\u00e7on. le gar\u00e7on chiale et nie le fait, mon p\u00e8re nous regarde tous les deux avec du d\u00e9go\u00fbt et col\u00e8re. ils partent avec la grand-m\u00e8re chercher le chien, ils le cherchent une demi-journ\u00e9e. je suis d\u00e9go\u00fbt\u00e9, \u00e9coeur\u00e9, terroris\u00e9. j\u2019ai peur d\u2019aller chercher, de voir le chien en souffrance. je vais aller au moins jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9tang \u00e0 c\u00f4t\u00e9, une centaine de m\u00e8tres. charik, tu es o\u00f9, mon petit. il est rentr\u00e9 trois jours plus tard, en g\u00e9missant et \u00e9vitant les gens. j\u2019ai peur de l\u2019approcher, charik, pardonne-moi, qu\u2019est-ce que j\u2019ai fait <\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>merde, j\u2019ai peur de tout. toute la vie. j\u2019ai peur des gens, de chacun, chacun d\u2019entre eux est \u00e9tranger pour moi, chacun peut me faire mal, me taper, m\u2019insulter. j\u2019ai peur de tenir ce journal, j\u2019ai peur qu\u2019on ait de la sympathie pour moi, puisque je tomberai dans le contentement, j\u2019ai peur qu\u2019on me m\u00e9prise &#8211; c\u2019est douloureux et \u00e7a fait tellement mal. j\u2019ai peur de rester seul et en m\u00eame temps j\u2019ai peur d\u2019\u00eatre avec les gens, je me cache dans un coin quand je suis parmi les gens et je fais semblant que tout va bien, que je suis comme tout le monde. mais je ne le suis pas, ce n\u2019est qu\u2019un masque, mis lorsque j\u2019avais trois ans, et n\u2019est jamais enlev\u00e9 devant personne depuis. personne ne sait jamais ce que je suis en r\u00e9alit\u00e9. on me dit souvent qu\u2019on me regarde dans les yeux sans jamais comprendre ce je pense vraiment \u00e0 ce moment l\u00e0. et moi \u2013 je suis fier, \u00e7a marche! \u00a0mon camouflage fini par marcher, maintenant je suis comme tout le monde. maintenant je suis sociable, gai, prosp\u00e8re, maintenant je peux plaisanter n\u2019importe comment, je suis devenu grand et fort, et ma s\u0153ur a peur de me frapper, et mon p\u00e8re m\u2019\u00e9vite, hein, je ne suis plus un enfant <\/i><\/p>\n<p><i>\u2026 <\/i><\/p>\n<p><i>merde, je porte un masque, un mannequin, je ne peux faire ni mot, ni pens\u00e9e, ni acte sinc\u00e8rement, ils verront alors ce qui est dedans, qu\u2019il y a des peurs, des d\u00e9pendances, la piti\u00e9, la piti\u00e9 unique \u00e9paisse et omnivore envers moi-m\u00eame. accuser, je veux rejeter la faute sur quelqu\u2019un. comment \u00e7a se fait que je suis, depuis que je me souviens de moi, depuis la cr\u00e8che, une telle merde, apeur\u00e9e, se cachant, vindicative, menteuse? \u00a0mon p\u00e8re, c\u2019est de sa faute, il a \u00e9t\u00e9 comme \u00e7a, la grand-m\u00e8re m\u2019a racont\u00e9 comment il gardait silence, pr\u00e9tentieusement, fi\u00e8rement, honteusement, quand son fr\u00e8re cadet avait fait une b\u00eatise et rejetait la faute sur lui, et la grand-m\u00e8re le punissait, il pensait que c\u2019\u00e9tait \u00e7a le courage. mon p\u00e8re, un \u00eatre pitoyable, d\u00e9go\u00fbtant, que m\u00e9prisaient ma m\u00e8re, et ma s\u0153ur, et moi. ma m\u00e8re, gentille, aimante, intelligente. Mon cul! \u00a0la piti\u00e9, en elle la piti\u00e9 enti\u00e8re envers mon p\u00e8re, elle vit avec lui, souffre, pleure, mais ne part pas, elle le plaint, et moi aussi elle me plaint, Oleg, mon petit, mange un peu de cr\u00eapes. c\u2019est une saloperie, depuis l\u2019enfance, une saloperie qui s\u2019incruste en moi, qui ne me laisse pas une seconde jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent. <\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>Prosp\u00e9rit\u00e9, contentement, les indices ext\u00e9rieurs. Oui, on peut s\u2019y fuir, pourquoi penser aux peurs \u2013 puisqu\u2019il y a tout, je n\u2019aurai pas peur. je vais faire semblant d\u2019une position forte \u2013 je le fais, et puis je pense, je ne vais pas penser aux cons\u00e9quences. Il faut \u00eatre audacieux. mais c\u2019est de la fuite, comme j\u2019ai toujours fait. Un automatisme travaill\u00e9. Avant, quand je n\u2019avais pas o\u00f9 fuir \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur \u2013 je fuyais \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, je fuyais des circonstances, il y a encore tellement de choses dans le monde, je peux fuir, trouver un endroit et des gens qui seront gentils et bien avec moi. et maintenant je peux ne pas fuir &#8211; j\u2019ai tout, je peux fuir dans le contentement, dans la pr\u00e9tention, un moyen super! \u00a0qu\u2019est-ce que je suis intelligent d\u2019avoir invent\u00e9 un tel moyen de fuir, que je l\u2019ai affin\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la perfection, m\u00eame pas pour une seconde on ne me fera pas peur \u00e0 tel point que je perde la terre sous mes pieds. je ferais un effort, je me surmonterais, je dominerais la peur, je penserais au quelque chose de bien, rapidement, \u00e0 la vitesse d\u2019un \u00e9clair. <\/i><\/p>\n<p><i>hier, j\u2019ai hurl\u00e9, g\u00e9mi, cri\u00e9, je ne peux plus vivre ainsi. merde, et j\u2019ai vu cet automatisme de fuite travailler!!! en une seconde, puissamment, facilement, j\u2019ai \u00e9limin\u00e9 le cri, les peurs, j\u2019ai switch\u00e9 dans un \u00e9tat calme et serein, je me disais d\u2019une voix stable \u00abalors, c\u2019est l\u00e0 la sortie, c\u2019est comme \u00e7a qu\u2019il faut \u00e9liminer les larmes et la piti\u00e9\u00bb. mais tout de suite l\u2019horreur me saisissait, l\u2019horreur refroidissant provenant de la compr\u00e9hension de ce qui c\u2019est pass\u00e9 \u00e0 ce moment l\u00e0. la compr\u00e9hension de l\u2019appareil, un appareil insens\u00e9 de l\u2019adaptation et de fuite, de malignit\u00e9. et j\u2019ai pouss\u00e9 encore des cris, avec une plus grande force <\/i><\/p>\n<p><i>o\u00f9 fuir? \u00a0quoi que j\u2019invente de faire \u2013 c\u2019est un travail de cet appareil. je ne me rappelle pas ce que c\u2019est que la joie \u2013 elle a toujours un arri\u00e8re go\u00fbt de contentement provenant du fait que tout est calme. je ne sais pas ce que c\u2019est que la tendresse \u2013 ce n\u2019est que de la piti\u00e9. je ne sais pas ce que c\u2019est que la sympathie \u2013 c\u2019est d\u2019\u00eatre content qu\u2019on soit sympa avec moi. qui me plait? \u00a0Celui qui est sympa avec moi. qu\u2019il essaye de me contrarier \u2013 toute de suite une attitude n\u00e9gative, imm\u00e9diatement, tout de suite la malice, la d\u00e9fense, la tentative de tout retourner sur le contentement<\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>des gens, des gens partout, j\u2019ai peur d\u2019eux. je les regarde en imaginant comment je les coupe en deux en diagonal avec une \u00e9p\u00e9e dans la main, et ils tombent en deux morceaux de viande. c\u2019est de l\u2019audace, \u00e7a, oui, n\u2019est-ce pas, me voil\u00e0, un guerrier, un audacieux\u2026 un bout de merde, un \u00eatre pitoyable haineux, sans une chance de s\u2019en sortir, dans la merde compl\u00e8te. \u00c7a fait peur de se voir comme \u00e7a, que je suis maniaque, pr\u00eat \u00e0 tuer les gens, les \u00e9carteler pas seulement dans l\u2019imagination, mais dans la r\u00e9alit\u00e9. m\u2019\u00e9carteler moi-m\u00eame, je n\u2019en ai pas assez de courage. les pens\u00e9es sur le suicide me rendent passif, mou, me donnent l\u2019espoir que tout passera tout seul, le matin viendra et j\u2019oublierai<\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>la prison, con\u00e7ue par moi-m\u00eame, un syst\u00e8me construit, id\u00e9al qui fonctionne parfaitement, le syst\u00e8me de fuite \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, super rapide. je ne veux pas y vivre, je veux fuir, je veux faire quelque chose, dont j\u2019ai le plus peur \u2013 me lib\u00e9rer des \u00e9treintes douces. J\u2019ai gueul\u00e9 sur moi-m\u00eame, me suis mis \u00e0 parler \u00e0 l\u2019enfant en troisi\u00e8me personne,faire taire ses pens\u00e9es avec la voix, j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 me parler \u00e0 moi-m\u00eame, et de nouveau j\u2019ai eu peur \u2013 peur de devenir fou, merde, je me parle \u00e0 mon enfant de l\u2019int\u00e9rieur!!! me taper la t\u00eate contre le mur, le mutiler , le b\u00e2tard<\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>sans piti\u00e9, l\u2019agression dirig\u00e9e \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur, un projet, une d\u00e9cision \u2013 plaquer tout, vendre mes affaires, d\u00e9missionner, partir vivre au monast\u00e8re. je n\u2019ai jamais rien fait moi-m\u00eame, tout marchait tout seul, un hasard, l\u2019impuissance et la passivit\u00e9, tout marchera tout seul, je ne veux rien faire. j\u2019ai peur des changements, j\u2019ai peur de faire quelque chose moi-m\u00eame. la voil\u00e0, la d\u00e9cision &#8211; tout plaquer, dans le sens strict du terme, rester avec un sac \u00e0 dos et un compte en banque, sur lequel j\u2019aurai assez pour vivre une ann\u00e9e tr\u00e8s modestement. j\u2019ai d\u00e9cid\u00e9, puis je regarde, ce qui allait se passer le matin suivant. et le voil\u00e0 le matin, le fond, un fond d\u00e9go\u00fbtant provenant de la piti\u00e9 envers moi-m\u00eame hier soir, la t\u00eate lourde \u00e0 cause des larmes, la d\u00e9cision de tout plaquer tourne dans l\u2019esprit. certains le savent d\u00e9j\u00e0, des autres je voudrais le cacher. j\u2019ai peur de ce qu\u2019ils peuvent dire, qu\u2019ils me jugent, un \u00e9clat de l\u2019inqui\u00e9tude parano\u00efaque, de la piti\u00e9 envers moi-m\u00eame, la fuite des circonstances. mais je crie en r\u00e9ponse \u2013 que rester et vivre dans la prison serait fuir, je n\u2019ai jamais rien fait moi-m\u00eame, ne changeais pas ma vie, un jour, ou deux vont passer et je serai de nouveau dans la grisaille et la tranquillit\u00e9, aaaaaaaaaaah\u2026je ne le veux pas tellement, quelle puanteur, aller au travail, sourire aux autres, en ha\u00efssant tout le monde et tout \u00e0 ce moment l\u00e0. le contentement, la viande pourrie, qui remplit le corps et les trous avec son jus d\u00e9licieux. quel poison <\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>\u00e7a fait peur de fuir, peur, du fait que cela ne changera rien, que je n\u2019aurai pas assez de force de me battre en m\u00eame temps que mener la vie dans de nouvelles conditions. \u00e7a fait peur de rester,je ne pourrai rien faire, tout restera comme avant, j\u2019aurai peur des gens, de leurs opinions, et chaque pens\u00e9e d\u2019accomplir un acte quelconque proviendra non de l\u2019aspiration vers la libert\u00e9,mais du m\u00e9canisme de l\u2019adaptation aux nouvelles conditions <\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>o\u00f9 apprendre la sinc\u00e9rit\u00e9? \u00a0merde, j\u2019\u00e9tais sinc\u00e8re que quand je pleurais, quand j\u2019hurlais et me plainais, je n\u2019avais pas alors peur de vider mon sac, je ne suis sinc\u00e8re que dans la panique et d\u00e9sespoir. je me calme et tout rentre dans les rails,l\u2019adaptation, l\u2019arrangement, les peurs envahissent, CHAQUE INSTANT, foutu\u2026 je suis compl\u00e8tement foutu<\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>je reste \u00e0 me torturer avec ces pens\u00e9es, puisqu\u2019elles sont la v\u00e9rit\u00e9, je ne veux pas prendre de d\u00e9cisions, puisque la tranquillit\u00e9 viendra, le projet est l\u00e0, tout va bien, tout marchera, il y a de l\u2019espoir, et de nouveau tout le syst\u00e8me recommence \u00e0 marcher, de nouveau des d\u00e9cisions et leurs r\u00e9alisations \u2013 ce n\u2019est pas un acte sinc\u00e8re, mais un acte pour exposer les r\u00e9sultats sur le tableau d\u2019honneur, pour \u00e9prouver le contentement gonfl\u00e9 <\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>je ne sais pas quoi faire, comment m\u2019accrocher \u00e0 ce d\u00e9sespoir, comment ne pas le laisser partir, comment faire pour emp\u00eacher \u00e0 la prison de m\u2019enfermer de nouveau <\/i><\/p>\n<p><i>\u2026<\/i><\/p>\n<p><i>merde, quoi que je fasse, ce du moisi et \u00e7a pue, l\u2019odeur cadav\u00e9rique et dou\u00e7\u00e2tre du contentement\u00bb.<\/i><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u2026 J\u2019ai lu le journal d\u2019Oleg en bas, allong\u00e9e au bord d\u2019un petit ruisseau tranquille, qui coulait en sortant d\u2019en dessous de la langue surplombante du glacier de l\u2019Elbrous. 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